Miguel Angulo FRANCAIS
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Les questions les plus fréquentes - FAQ
1 - Avez-vous parcouru tous les itinéraires que vous décrivez ?
Je parcours les Pyrénées depuis 30 ans, en prenant des notes et en griffonnant les cartes. J’ai donc pu décrire de très nombreux itinéraires, expérimentés sur le terrain. Malheureusement les sentiers et les itinéraires évoluent en l’espace de quelques années, même les sentiers balisés peuvent disparaître dans les ronces s’ils ne sont pas régulièrement entretenus. Il est donc impossible de garantir une description d’itinéraire, quel qu’il soit (sauf peut-être dans le Parc National). En ce qui concerne les ascensions et les Cahiers Pyrénéens (cuadernos Pyrenaicos), je travaille en collaboration étroite avec de nombreux montagnards locaux qui vivent et travaillent sur le terrain toute l’année et me communiquent leurs observations, pour mettre à jour le plus fidèlement possible les descriptions d’itinéraires. J’invite aussi les visiteurs de mon site web à me communiquer leurs remarques sur mon E-mail.
2 - Quelle est votre montagne préférée ?
Objectivement, les montagnes qui m’impressionnent le plus sont situées dans les Dolomites de Sesto, le Paterno, la Croda dei Toni, le Pelmo et bien d’autres qui sont un enchantement à la fois pour leur esthétique pure et pour l’incroyable diversité des cheminements que l’on y trouve. Sentimentalement, c’est dans la moyenne montagne pyrénéenne que je trouve mon bonheur, comme par exemple les Rochers de Aia (Trois Couronnes), le pic d’Anboto (Durango), les aiguilles d’Ansabère (Lescun), la Peña Montañesa (Ainsa), le Puech de Bugarach (Aude), le Puigsacalm (Olot) et bien d’autres plus modestes encore qui permettent de réaliser de véritables explorations en terrain hostile, à la recherche de quelques vestiges archéologiques ou d’un passage oublié.
3 - Les couleurs de vos photos sont-elles naturelles ?
A la prise de vue, j’utilise un filtre polarisant pour diminuer l’effet de la brume. On obtient plus de vigueur dans la couleur du ciel et de contraste dans les verts (forêts et pâturages). Naturellement ce filtre n’est pas toujours utilisé, notamment quand l’effet de brume est plutôt réussi. La reproduction d’une diapositive dans un livre n’est pas une science exacte. Le résultat dépend premièrement du coup d’œil de l’opérateur photograveur qui est censé appliquer le bon réglage devant son écran et deuxièmement de l’imprimeur qui est censé contrôler le bon équilibrage des encres (sans parler de la qualité du papier qui peut influer grandement sur le contraste). Dans la majorité des cas, les couleurs imprimées sont assez éloignées de la diapo d’origine, souvent en pire, parfois en meilleur. Un éditeur de livre d’art, les plus chers à la vente, peut se permettre de retourner plusieurs fois les épreuves à la photogravure jusqu’à obtenir un résultat proche de l’original. Dans notre cas, hélas, nous n’avons pas les moyens de le faire, aussi les photos sortent-elles avec un minimum de contrôle et le résultat est très variable, notamment en matière de dominante de couleur.
4 - Vos cartes sont-elles réellement en 3D ?>
Je travaille effectivement mes cartes en 3D, à partir de données numériques (DEM ou MNT) ou en dessinant à la main des courbes de niveau qui sont ensuite converties en échelle de gris pour être interprétées par un programme 3D comme une carte en relief.
5 - Les fichiers numériques DEM ou MNT de l’Institut Géographique (modèles numériques de terrain) sont-ils onéreux ?
Il existe plusieurs types de DEM. Ceux de la NASA (USGS) sont gratuits mais ne sont utilisables pour l’Europe qu’au niveau d’un pays entier. http://edcdaac.usgs.gov/gtopo30/gtopo30.html. Ceux de Spot ou des Instituts Géographiques sont de bien meilleure qualité, mais leur prix (variable en fonction de la résolution proposée) ne permet pas de travailler sur une surface de plusieurs kilomètres, à moins d’être très fortuné. L’amateur se contentera des fichiers gratuits de la NASA ou dessinera à la main ses courbes de niveau… http://www.icc.es/
6 - Quel avantage présentent ces données en 3D ?
Le fait d’obtenir des montagnes en volume permet de visualiser le paysage (ou la carte) depuis n’importe quel point. Soit à la verticale (ce qui donne une image comparable à une carte), soit oblique (ce qui donne une vue aérienne telles que celles que l’on peut voir au dos de mes dernières cartes de randonnée). Pour transformer la vue verticale en carte de randonnée, il reste bien sûr à rajouter tous les éléments graphiques (routes, chemins, textes etc…) avec un programme de dessin vectoriel.
7 - Lorsque vous transformez les courbes de niveau en volume 3D, n’obtenez-vous pas un empilement de terrasses en escalier au lieu d’un versant régulier ?
C’est effectivement le principal problème de la technique des courbes de niveau. Il est très difficile de lisser les escaliers que l’on obtient par ce système. Certains programmes, extrêmement coûteux, permettent de le faire automatiquement, mais la qualité du résultat dépendra de toute façon de l’équidistance des courbes (10 mètres ou 50 mètres). Pour ma part, je me contente d’une équidistance de 25 mètres, qui est suffisante pour des vues assez générales et je procède à des retouches sur « photoshop » pour produire des images plus détaillées.
8 - Comment faites-vous pour représenter les détails du terrain sur vos cartes ?
Je me procure les photos aériennes correspondant aux limites de la carte (l’Institut Géographique les vend au particulier à un prix très raisonnable) et je les traite avec un programme de déformation d’image pour qu’elles viennent épouser exactement le dessin des ruisseaux et des crêtes sur un fond de carte de référence puis je reporte les détails visibles (sentiers, routes, rochers, zones boisées, habitations). Un stéréoscope permettra de lire en relief (stéréo) les couples de photos aériennes, ce qui facilite considérablement l’interprétation des détails de la photo et permet de déceler des détails infimes, comme un muret de pierre ou une sente de chèvre dans un pierrier.
http://www.ign.fr/fr/GP/photaer/
9 - Comment réalisez-vous ces photos panoramiques à 360° ?
1) Il faut d’abord se trouver au sommet de la montagne un jour de bonne visibilité, vers 11 heures du matin.
2) Utiliser un trépied avec niveau à bulle, pour aligner parfaitement les clichés.
3) Bloquer l’exposition automatique en prenant une valeur moyenne, (l’appareil numérique avec écran LCD est idéal dans ce cas là).
4) Assemblage de la séquence de 12 ou 24 photos, de format vertical, par ordinateur, pour former une image unique très large et sans déformation. Les premiers plans sont étirés en largeur, tandis que les lointains sont rapprochés pour se juxtaposer exactement. Les différences de contraste et de couleurs, d’une photo à l’autre, sont atténuées manuellement ou automatiquement si l’on possède un programme spécifique de « stitching ». De nombreuses retouches sont nécessaires pour améliorer la lisibilité de l’image, notamment en détachant les plans successifs et en jouant sur les effets de brume.
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